survielero

survielero
Blog régional de l'association Survie (Aude, Gard, Hérault,Lozère,Pyrénées-orientales)

mercredi 5 juillet 2017

"Complément d’enquête, jeudi 6 juillet, 22h 40- Le clan Bongo : une histoire française

Présenté par Nicolas Poincaré
Ce direct débutera jeudi 6 juillet 2017 à 22h40. Durée : 01h8

http://www.francetvinfo.fr/image/75eaju1xy-a9c0/1500/843/12816411.jpg
C’est le plus français des présidents africains : Ali Bongo a grandi en France, protégé par notre République, et son père a côtoyé tous les présidents français, du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy. De la famille Bongo, les Français connaissent surtout Omar, le père, pilier de la Françafrique pendant plus de quarante ans.
Depuis 2009, c'est Ali, le fils, qui détient le pouvoir au Gabon. Lors de la dernière présidentielle d'août 2016, il a été réélu malgré des soupçons de fraude. Ses adversaires accusent Ali Bongo d’être un dictateur : il aurait donné l’ordre de tirer à balles réelles sur ses opposants et aurait provoqué la mort d'une trentaine de Gabonais lors de violentes émeutes qui ont secoué le pays.

Un enfant de la Françafrique

Le Gabon, petit pays d’Afrique de 2 millions d’habitants, a pourtant été pendant plusieurs décennies un îlot paisible dans la région. Une base arrière de la France qui s’y fournissait en pétrole, en bois, en uranium… et en cash. Omar, le père d’Ali, aurait offert des millions d’euros à nos hommes politiques pour financer leurs campagnes. Protégée par la France, la famille Bongo a amassé, au cours de son règne, une fortune colossale : plus de 500 millions d’euros.
Depuis la mort d’Omar en 2009, Ali a pris la relève. Comme son père, il mène une vie de millionnaire, roule en voiture de luxe. Pourtant, le nouveau président jure être en rupture avec l'image paternelle et affirme vouloir solder l’héritage.
Ce portrait de 52 minutes donne la parole à Ali Bongo. Donatien Lemaître et Laurent Dy, les réalisateurs, ont posé leurs caméras dans les coulisses du pouvoir afin de donner une image inédite de l'homme fort du Gabon. Ils donnent aussi la parole aux contradicteurs et aux hommes de la Françafrique, notamment Robert Bourgi.
La rédaction de "Complément d'enquête" vous invite à commenter l'émission sur sa page Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #Cdenquete.

mercredi 28 juin 2017

"Nos crimes en Afrique : Réarmez-les", un dossier de la revue XXI

Le n°39 de la revue XXI vient de paraître. Au sommaire, un dossier "Nos crimes en Afrique"
Voici trois histoires qui n’auraient pas dû émerger. Trois histoires enfouies dans des cartons classés secret-défense. Pat Perna nous raconte un massacre commis par l’armée française au Sénégal fin 1944. Joël Calmettes nous entraîne parmi les mercenaires et les vendeurs d’armes au Biafra. Patrick de Saint-Exupéry exhume une note manuscrite de l’Élysée sur le Rwanda. 

Patrick de Saint Exupéry : "Les autorités ont donné ordre de réarmer ceux qui ont commis le génocide rwandais"


 sommaire 39

samedi 15 avril 2017

Le franc CFA, arme de destruction massive contre le développement africain

Franc des colonies françaises d’Afrique, le franc CFA est devenu le franc de la coopération financière en Afrique, après avoir symbolisé le franc de la Communauté financière africaine à la naissance de la 5ème République française en 1958. Le contenu du FCFA est resté constant bien que le contenant soit en perpétuel changement. 
http://regardscroises.ivoire-blog.com/media/02/00/3592573026.jpg

1939. Par une guerre éclair, l’Allemagne nazie occupe la moitié de la France qui s’étendra ensuite à la totalité du territoire français et fait main basse sur le franc français et l’économie française. Le franc CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique) naît officieusement pour les colonies françaises et servira de fonds souverains pour DE GAULLE exilé en Angleterre pendant toute la période de guerre.

lundi 10 avril 2017

"Comment j'ai arrêté de vouloir sauver l'Afrique" : conférence gesticulée d'Antoine Souef le 31 mai à Narbonne

Bientôt à Narbonne (le 31 mai à 18 h 30 - nouvel horaire - au Théâtre de L'Entresort), Conférence gesticulée d'Antoine Souef avec Survie dans le cadre du Mois de Mai des Richesses de l'Immigration et de la Diversité.




lundi 3 avril 2017

Secret défense ou déraison d'État?

Survie s’associe à cette démarche collective face aux nombreux cas concernés par le secret défense. Les candidat.e.s aux prochaines élections en France doivent s’engager à lever le secret défense et permettre l’accès aux archives encore aujourd’hui inaccessibles aux citoyen.ne.s, juristes, historien.e.s, chercheur.e.s, magistrat.e.s et familles de victimes.
Adresse aux candidats aux élections présidentielles et législatives françaises de 2017
Dans un État de droit comme la France, qui se présente sur la scène internationale en donneur de leçon en matière de droits de l’homme, comment expliquer que le seul fait d’invoquer simplement la raison d’état ou le secret défense permette aux institutions de faire échec à l’exigence de vérité et de justice des victimes et des citoyens.
Combien de temps encore, les représentants de l’État français vont-ils pouvoir, sans contrôle réel et indépendant :
- entraver les enquêtes judiciaires, faisant de la victime, censée être protégée par les institutions de son pays, un adversaire à combattre, voire à abattre au lieu de lui rendre justice ?
- empêcher les historiens d’accéder aux informations nécessaires à leur travail de recherche scientifique.
Il est de la responsabilité de chaque citoyen de veiller à ce que les valeurs de la République qui sont le socle du pacte démocratique, gage de vérité et de justice, soient pleinement respectées en toute circonstance.

samedi 1 avril 2017

Le Sahara Occidental, dernière colonie d'Afrique : Interview de Malainin Lakhal

Malainin Lakhal, 45 ans, est un traducteur, défenseur des droits humains et journaliste indépendant sahraoui. Il est membre de l'Observatoire sahraoui des Ressources naturelles. L’Institut démocratique africain l’a interviewé à l’occasion de la Journée de l’indépendance saharouie, le 27 fevrier.
A.D.I. : Comment était la vie au Sahara Occidental ?
Malainin : Grandir au Sahara Occidental occupé, c'est comme grandir dans un immense camp de détention à ciel ouvert. L'occupation militaire marocaine a maintenu un siège violent des différentes villes des territoires dès les premiers jours de l'invasion. De fait, l'invasion a commencé le 31 décembre 1975 par une vaste opération militaire qui a rasé des centaines de villages nomades sahraouis, faisant des milliers de victimes et autant de disparus ; à ce jour, on reste sans aucune nouvelle de plus de 600 de ces personnes disparues.
Et bien sûr, étant un enfant sahraoui, grandir dans les écoles marocaines sous la tutelle de maîtres marocains a été une expérience très difficile car ils nous traitaient de manière différente, comme l'on ferait avec n'importe quel peuple colonisé. Dans la classe, dans les rues, sur les terrains de jeux, les policiers nous traitaient en suspects ; ils nous interpellaient souvent, à la moindre chose. Ils nous appelaient "les sales sahraouis", "les chameliers". Nous étions habitués, tous ceux de ma génération et de la génération suivante, à être arrêtés dans la rue avec ou sans raison, à être emmenés aux commissariats, à être battus et torturés par les policiers marocains, qui voulaient simplement se divertir ou cherchaient à avoir une information spécifique, et à passer une nuit ou deux au cachot avant d'être relâchés. Nous avons aussi été nombreux à être emprisonnés pendant des périodes plus longues, et même certains d'entre nous ont disparu pendant longtemps ou pour toujours.
À l'école, nous étions discriminés. À cette époque il était difficile pour un Sahraoui d'aller jusqu'au bout de la scolarité. Les autorités coloniales faisaient leur possible pour nous décourager d'avancer dans nos études. Et atteindre l'université a tenu du miracle pour beaucoup d'entre nous. Ce traitement nous a amenés depuis notre enfance à avoir une grande conscience politique. Et bien sûr nous étions aussi politiquement actifs et nous avions tendance à faire tout notre possible pour rendre la vie difficile aux autorités coloniales, en particulier la nuit. Pour résumer, la vie dans les zones occupées du Sahara Occidental est la vie d'un peuple colonisé qui se bat pour sa liberté et que les colonisateurs répriment à cause de ce combat. La seule différence ici est que le colonisateur est un autre pays africain.
  Lire la suite
Original:
The last colony in Africa: Western Sahara Interview with Malainin Lakhal
Traductions disponibles :
عربي Italiano Español Português

jeudi 30 mars 2017

"Capitaine Thomas Sankara" le 7 avril à Millau


Le vendredi 7 avril à 20 h 30 aura lieu au cinéma de Millau la projection du film "Capitaine Thomas Sankara" de Christophe Cupelin. A l'aide d'images d'archives, pour certaines introuvables il y a peu, ce documentaire nous fait revivre le parcours d'un homme qui exerça le pouvoir au Burkina Faso de 1983 à 1987.
Thomas Sankara fut un chef d'État unique en son genre. Pas seulement parce que proche du peuple : il participait à des courses cyclistes ou jouait à l’occasion de la guitare électrique en public. Mais parce que son intégrité et son engagement le conduiront à se battre en faveur de l'indépendance politique du pays, de son désendettement, mais aussi de l'éducation des jeunes, de l'émancipation des femmes et de l'éradication de la corruption.



Dans ses discours, Thomas Sankara n’avait de cesse de dénoncer le colonialisme et le néocolonialisme, notamment de la France en Afrique. A la tribune des Nations Unies, il a courageusement plaidé pour le droit des peuples à pouvoir manger à leur faim, boire à leur soif, être éduqués.

mercredi 26 octobre 2016

Ouverture du procès en appel de Pascal Simbikangwa, condamné pour génocide

Le procès en appel de Pascal SIMBIKANGWA s’est ouvert mardi matin aux assises de Bobigny. Les médias ont dû se donner le mot: personne au rendez-vous, ou presque. Il est vrai que “le génocide des Tutsi au Rwanda n’intéresse personne“.

Survie partie civile dans le procès en appel de Simbikangwa : contre l’impunité des auteurs du génocide des Tutsi

En mars 2014, le premier procès d’un Rwandais accusé de génocide, Pascal Simbikangwa dit Safari, avait lieu à Paris. L’association Survie y était partie civile aux côtés d’autres associations (CPCR, FIDH, LDH, LICRA).
Le génocide des Tutsi au Rwanda a eu un profond impact sur notre association et l’a orientée vers une dénonciation sans équivoque du soutien criminel qu’apportent les autorités françaises aux dictatures africaines. En 1993, un an avant le génocide, une commission internationale à laquelle participait le président de Survie de l’époque, Jean Carbonare, alertait les responsables politiques français des massacres déjà perpétrés contre les Tutsi et du risque de génocide. Mais l’exécutif, en dehors de tout contrôle parlementaire, a préféré continuer de soutenir le camp des extrémistes Hutu.
Dès 1995, des plaintes avec constitution de partie civile ont été déposées par des membres de l’association contre des présumés génocidaires réfugiés en France. Par la suite, Survie a modifié ses statuts pour pouvoir ester en justice en son nom propre.
Lutter contre l’impunité est en effet essentiel pour empêcher qu’un génocide ne se retrouve banalisé et tombe dans l’oubli, mais surtout pour empêcher qu’un tel drame puisse se reproduire.
Après les procès en Belgique et la création en France du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda – CPCR – les dossiers ont été étoffés et d’autres plaintes ont été déposées dans notre pays. La création du Pôle d’instruction contre les crimes contre l’Humanité et les crimes de génocide, qui compte plusieurs magistrats, greffiers et enquêteurs dédiés, permet enfin une avancée sur des dossiers dormant parfois depuis des années : présumés génocidaires réfugiés en France, plaintes contre des militaires français de l’opération Turquoise, plaintes déposées plus récemment par l’association, contre Paul Barril et au sujet des livraisons d’armes par la France pendant le génocide [1].
Pascal Simbikangwa, ancien officier des services de renseignement, appartenait au premier cercle du pouvoir rwandais. Il a été arrêté à Mayotte en 2008 dans le cadre d’une enquête pour falsification de documents administratifs, alors qu’une fiche Interpol existait contre lui pour une accusation de génocide. Son extradition vers le Rwanda a été rejetée et c’est donc en France que ce cadre du génocide a été jugé et condamné le 14 mars 2014 à 25 ans de réclusion criminelle par la Cour d’Assises de Paris pour « crime de génocide et complicité de crime contre l’humanité, pratique massive et systématique d’exécutions sommaires pour des motifs idéologiques et en exécution d’un plan concerté contre un groupe de population civile ».