On n'est pas couché, France2, 16 janvier 2016
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Blog régional de l'association Survie (Aude, Gard, Hérault,Lozère,Pyrénées-orientales)
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mardi 19 janvier 2016
samedi 17 novembre 2012
Belfort, 29 novembre : La Françafrique vue du Gabon
Les Amis de
l’Emancipation Sociale, les
Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté vous invitent à une
conférence-débat sur le thème
La Françafrique vue du Gabon
en présence de Serge MOUNDOUNGA
juriste et analyste politique
Jeudi 29 novembre
2012
20h30 à BELFORT Maison du peuple (salle 327) (entrée libre et gratuite)
Venez découvrir
« l’ami » de la France, ce dictateur corrompu et corrupteur des
élites politiques françaises, Ali Bongo, Président du Gabon, celui qui laisse
son pays piller par les monopoles français. De Sarkozy à Fabius, le changement
dans la continuité ? Le ballet des mallettes de fric va-t-il
continuer ? La justice française récupèrera-t-elle les biens mal acquis
(hôtels particuliers, voitures de luxe…) ? Venez en débattre.
Contact : 03 84 30 35 73
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Serge Moundounga
mercredi 29 août 2012
Régime gabonais : le Parti socialiste et le gouvernement doivent se positionner fermement
par Survie, 28/8/2012
Tandis qu’au Gabon, la répression s’intensifie depuis deux semaines, la société civile demande au Parti socialiste français des explications sur l’invitation à l’université d’été de la Rochelle dont se prévaut le parti au pouvoir.
L’occasion pour l’association Survie, qui publie ici la lettre ouverte de la société civile gabonaise, d’exiger du PS et du gouvernement un positionnement clair vis-à-vis de la dictature d’Ali Bongo, qui continuera sinon à faire passer sa réception à l’Élysée le 5 juillet dernier pour une marque de soutien.
Alors que dans le communiqué publié suite à la réception du dictateur Ali Bongo par François Hollande, l’Élysée faisait état d’un « dialogue exigeant sur les questions de gouvernance, de lutte contre la corruption et de pluralisme démocratique » [1], aucun responsable gouvernemental n’a dénoncé la violente répression qui s’est abattue depuis le 15 août contre les militants de l’opposition politique et de la société civile au Gabon. Le mouvement « Ça suffit comme ça ! » avait alors appelé « la Communauté Internationale de se mettre, d’ores et déjà, aux cotés du peuple gabonais face à un pouvoir sans foi ni loi qui n’hésite pas à martyriser son peuple et qui court le risque de plonger le pays et la sous-région dans une catastrophe aux conséquences incalculables. » [2]
Ils ne s’attendaient pas à apprendre quelques jours plus tard, par la représentation diplomatique du Gabon au Maroc, que le pouvoir en place se félicitait de l’invitation de représentants du Parti Démocratique Gabonais (PDG) [3] à l’Université d’Été du PS à la Rochelle. Ils ont cherché à savoir à quel titre ceux-ci y auraient été invités, et se sont ainsi procuré une lettre officielle que le Parti socialiste aurait envoyée au PDG, et que nous reproduisons ici. Le mouvement « Ça suffit comme ça ! » a donc demandé au Parti socialiste, dans une lettre ouverte du lundi 27 août, de lui fournir « plus d’informations » sur une telle invitation.
Le Parti socialiste avait justement communiqué, au lendemain de la réception d’Ali Bongo par François Hollande, sur « une relation qui change » et sur la prétendue « volonté de rompre avec les pratiques du passé, marquées par les dérives de la "Françafrique" » [4]. Pourtant, le gouvernement multiplie les gestes de continuité à l’égard des dictatures françafricaines, à l’instar des déclarations récentes du ministre Laurent Fabius selon lequel « il y a un changement de président de la République, un changement de gouvernement, mais les relations d’amitiés demeurent » [5].
En écho à la société civile gabonaise, l’association Survie invite donc le Parti Socialiste et le gouvernement à se prononcer publiquement sur cette invitation dont se prévalent des membres du PDG, et à condamner officiellement la répression actuelle au Gabon et le régime en place.
Annexes :
[3] Parti fondé en 1968 par Omar Bongo, parti unique jusqu’en 1991, il est aujourd’hui toujours le parti de son fils, Ali, et du clan Bongo.
[4] Communiqué du Parti socialiste Gabon : une relation qui change Notons que le clan d’Ali Bongo n’avait pas eu la même lecture de cet entretien avec François Hollande, à en juger par sa communication sur la « reconnaissance des efforts déployés par les autorités gabonaises » (http://www.gaboneco.com/show_articl...)
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