survielero

survielero
Blog régional de l'association Survie (Aude, Gard, Hérault,Lozère,Pyrénées-orientales)
Affichage des articles dont le libellé est Denis Sassou Nguesso. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Denis Sassou Nguesso. Afficher tous les articles

jeudi 12 juillet 2012

Elections législatives au Congo–B : l’occasion pour le nouveau gouvernement français de se démarquer du soutien à la dictature


Après le très mauvais signal de la réception d’Ali Bongo par François Hollande le 5 juillet 2012, le nouveau gouvernenement français se trouve confronté à un nouveau test, le 15 juillet : les élections législatives au Congo Brazzaville, un des pays phares de la Françafrique.
PDF - 302 ko
Etat des lieux de la relation France / Congo-Brazzaville à l’occasion des élections législatives congolaises du 15 juillet 2012
Les élections législatives qui vont se tenir le 15 juillet prochain au Congo Brazzaville, suscitent avant tout un rejet de la part des Congolais, habitués à des élections “hold-up” ou à des “mascarades", selon les termes employés. L’enjeu majeur pour Sassou Nguesso, le dictateur au pouvoir depuis sa réinstallation en 1997 par Elf et les services secrets français, est d’obtenir une assemblée totalement soumise qui validera les changements constitutionnels qui lui permettront de se représenter à l’élection présidentielle de 2016 et de préparer la dynastie familiale à reprendre sa succession.
Ces élections surviennent en retard sur le calendrier initial, du fait de l’explosion de l’arsenal de Mpila, en plein coeur de la capitale Bazzaville, qui a coûté la vie à des centaines d’habitants et détruit un quartier entier en mars dernier. Une catastrophe qui a ravivé toute la colère des Congolais contre leur dictateur et l’incurie de son régime, incapables d’assurer des conditions correctes de sécurité, de gérer l’urgence de la situation, puis de rendre justice aux victimes en les indemnisant et en condamnant les responsables. Une catastrophe qui n’est finalement que le reflet d’un régime pétrolier corrompu et surendetté, où règnent l’impunité et le mépris des populations, tenu par un clan mêlé à des crimes contre l’humanité.
A l’occasion de ce qui s’annonce être une nouvelle mascarade électorale, et afin d’interpeller les nouvelles autorités françaises sur le positionnement qu’elles adopteront, ce dossier présente un état des lieux des relations franco congolaises.
Le constat est sans appel : elles sont marquées avant tout par la recherche du profit des entreprises françaises, entachées par la corruption et le financement des partis politiques français via l’argent du pétrole, et marquées par différentes affaires judiciaires en cours en France, de l’affaire des Biens Mal Acquis à celle des disparus du Beach.
Il revient désormais au gouvernement et aux parlementaires français de se questionner sur les relations maintenues jusqu’à ce jour avec le Congo Brazzaville à tous les niveaux institutionnels, et de se démarquer enfin de tout soutien avec la dictature congolaise.

lundi 11 janvier 2010

Communauté sentimentale et appétit de France : BK dans le texte

"Françafrique": "une communauté de projets", pour Bernard Kouchner
BRAZZAVILLE — La "Françafrique" n'est pas l'illustration de la corruption mais "une communauté sentimentale", "une communauté de projets et de démarches communes", a affirmé samedi à Brazzaville le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.
Interrogé à l'issue d'un entretien avec le président congolais Denis Sassou Nguesso sur ce qu'il pensait de l'expression "Brazzaville, une des capitales de la Françafrique", le ministre a répondu: "Dans mon acceptation, c'est une capitale de la fraternité, du développement, de l'exemple".
Inventé dans un sens positif par Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d'Ivoire indépendante en 1960, le terme "Françafrique" est devenu négatif au fil du temps pour décrire un réseau de relations opaques entre la France et ses anciennes colonies, mêlant économie et politique.
"Nous avons parlé avec le président évidemment de la gouvernance, et de la lutte contre la corruption. Il a un programme là-dessus. Ce n'est pas ça la Françafrique pour moi, c'est l'expression pratique, réelle de cet appétit de France et d'une demande un peu différente à travers le monde mondialisé", a souligné Bernard Kouchner.
"D'une demande qui va du changement climatique aux attitudes face aux grands de ce monde, aux émergents par exemple, c'est ce qui fait cette spécificité qui n'est pas toujours très bien définie. Ce n'est pas la Françafrique historique et de la corruption, c'est une communauté sentimentale, historique, une communauté de projets, une communauté de démarches communes", a insisté le ministre.
Il a enfin indiqué avoir parlé avec son interlocuteur, au pouvoir depuis treize ans après l'avoir été une première fois de 1979 à 1992, de dossiers régionaux comme la crise humanitaire dans le nord-est du Congo et de Guinée.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso avec le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner (C) et le sénateur français Andre Farrand à Brazzaville le 9 janvier 2010 à Brazzaville. Photo AFP