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Blog régional de l'association Survie (Aude, Gard, Hérault,Lozère,Pyrénées-orientales)
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jeudi 26 mars 2009

Un aller-simple pour Maoré-Bienvenue en Françafrique

PERPIGNAN - Cinéma Le Castillet du 25 au 31 mars.
Projection-débat
avec Survie, MRAP 66, CCFD, Mouvement de la Paix, CIMADE et OXFAM
le jeudi 26 mars à 19 h 10
CASTRES - Cinéma Le Lido du 25 au 31 mars.
Projection-débat
en présence de la réalisatrice
le vendredi 27 mars à 20 h 30

Un film d'Agnès Fouilleux

Tout savoir sur le film

Extrait du film


CE FILM EST SOUTENU AU NIVEAU NATIONAL PAR : SURVIE & RÉSEAU ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES (RESF)
PARTENAIRE : L’HUMANITÉ

mardi 24 mars 2009

Charles Masson: “La France est responsable de la situation à Mayotte”

Au début de l’année, Libération choquait l’opinion publique en dévoilant les conditions de détention inhumaines des migrants dans les camps de rétention de Mayotte. Comment les autorités françaises sont-elles arrivées à une situation aussi honteuse ? En retraçant l’histoire de l’île, Charles Masson nous éclaire sur le quotidien de ce bout des territoires d’Outre-Mer français, situé dans l’archipel des Comores, gravement malmené par le durcissement des lois contre l’immigration clandestine.
Une interview de Charles Masson, auteur de la BD Droit du sol, Casterman, 24 €, mars 2009 à lire ici
Charles Masson présentera son livre à Montpellier le 28 mars à la librairie Azimuts (13 rue Saint Guilhem), à partir de 20h.

Référendum du 29 Mars à Mayotte : un déni de démocratie et de droit

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 24 MARS 2009
Suite à la conférence de presse du 23 mars à Paris
CAAC - Survie - MRAP

L’archipel des Comores, ancienne colonie française, constitué de quatre îles, Mayotte/Maoré, Anjouan, Grande Comore et Mohéli, est devenu un indépendant le 6 juillet 1975.
C’est au travers du journal de 20h que les Français apprendront sans doute que la France compte désormais un 101ème département, suite à un référendum à Mayotte/Maoré, sans aucune consultation ni débat préalable en France, et ce, en violation de 20 résolutions de l’ONU. Le gouvernement français persiste à remettre en cause l’intégrité territoriale d’un état indépendant.
La délégation du PCF, dont faisait partie la sénatrice Eliane Assassi, qui s’est rendue la semaine passée dans l’Archipel des Comores, a confirmé que seuls les partisans de «Mayotte département» ont la possibilité d’exprimer leur point de vue.
En Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion, les travailleurs ont mené une longue lutte pour faire reconnaître leurs droits de citoyens. Le statut proposé par la départementalisation de Mayotte / Maoré ne fera des Mahorais que des citoyens de seconde zone, comme le montre l’exemple du mini-SMIC.
Les conditions de vie à Mayotte gagneraient pourtant à voir progresser les droits humains qui sont quotidiennement bafoués :
- Centre de Rétention Administrative indigne de la République Française,
- Expulsions illégales de Comoriens, chez eux à Mayotte en vertu du droit international,
- Plus de 6000 morts noyés victimes du « visa Balladur – Pasqua », dans ce qui est appelé le « plus grand cimetière marin » du monde,
- Risque à terme d’un foyer de tension en raison d’une xénophobie exacerbée.
Nous, signataires de ce texte, appelons :
- à l’annulation du référendum déjà considéré comme nul et non avenu par les instances internationales,
- à un règlement du contentieux entre les autorités françaises et comoriennes sous arbitrage international.- à la suppression du visa « visa Balladur – Pasqua » et à l’arrêt des expulsions, pour restaurer la libre circulation des Comoriens dans l’ensemble de l’archipel.
Depuis 1975, la partie indépendante de l’archipel est victime de manœuvres de déstabilisation qui ont généré la pauvreté. La solution ne peut être dans ce référendum mais doit être dans une logique de développement endogène de l’archipel, permettant une amélioration du niveau de vie de tous.
Les signataires
CAAC (Collectif des Associations et Amis des Comores), 06-99-93-10-20,
www.sos-comores.org
SURVIE : contact@survie.org, 01-44-61-03-25, http://www.survie.org
MRAP :
accueil@mrap.fr, 01-53-38-99-99, http://www.mrap.fr.

lundi 23 mars 2009

MÉMORANDUM SUR LE CONTENTIEUX FRANCO-COMORIEN À PROPOS DE L’ÎLE COMORIENNE DE MAYOTTE

Aux citoyens français et européens !
> Savez-vous que depuis plus de 33 ans la France ne respecte pas le droit international, en occupant illégalement l’île comorienne de Mayotte, refusant, à ce sujet, de se conformer à la Charte de l’ONU et à la vingtaine de résolutions votées contre elle ?
> Savez-vous que la France est en train de départementaliser une partie du territoire d'un État souverain membre de l'ONU rendant, ainsi, l'Europe, complice d'une forfaiture grave pour la paix du monde et qui fera certainement date ?
> Savez-vous, que contrairement à la propagande distillée, il s'agit d'une politique délibérée de l'État français visant à entretenir la "France des trois océans" par les colonies ultramarines, au prix des droits humains piétinés et de la vie de milliers de Comoriens sacrifiés ? > C'est donc votre affaire, à vous aussi. Nous vous appelons à vous informer, à prendre position et à agir avec nous pour que la force du droit triomphe sur le droit de la force !
Télécharger le mémorandum

vendredi 20 mars 2009

Signez la pétition-Sign the petition-Unterschreibt die Petition-Firmad la petición-Subscrevei o abaixo-assinado - تومار را امضا کنیدSinyé pétisyon la

français english deutsch español português فارسی kréyol papiamento italiano

Signez la pétition
Non au référendum illégal à Mayotte, territoire occupé !
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=fr&ref_campagne=11
Départementalisation de Mayotte : un troisième référendum nul et non avenu
Communiqué de l'association
Survie
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne2.asp?ref_campagne=11&lg=fr

Sign the petition
No to the Illegal Referendum in the Occupied Territory of Mayotte!
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=en&ref_campagne=11
Integration of Mayotte as Overseas Department: a Third [2] Invalid Referendum
Press release from the association
Survie
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne2.asp?ref_campagne=11&lg=en


Unterschreibt die Petition
Nein zum illegalen Referendum im besetzten Gebiet Mayotte!
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=de&ref_campagne=11
Integration von Mayotte als Übersee-Département: ein drittes
[1] Referendum null und nichtig
Pressemitteilung von
Survie
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne2.asp?ref_campagne=11&lg=de


Firmad la petición
¡No al referéndum ilegal en Mayotte, territorio ocupado!
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=es&ref_campagne=11
Departamentalización de Mayotte: un tercer referéndum nulo y sin valor
Comunicado de la Asociación
Survie
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne2.asp?ref_campagne=11&lg=es


Subscrevei o abaixo-assinado
Não ao referendo ilegal em Mayotte, território ocupado!
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=po&ref_campagne=11
Departementalização de Mayotte: um terceiro referendo nulo e sem valor
Comunicado de imprensa da associação
Survie
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne2.asp?ref_campagne=11&lg=po



به رفراندوم غیرقانونی در مناطق اشغال‌شده‌ی مایوت نه بگوییم

Sinyé pétisyon la
Référendòm atè Mayòt : sé AWA nou ka di awa !

Firma e petishon
No na Referèndem Ilegal den Teritorio Okupá di Mayotte!

Firmate la petizione
NO al referendum illegale nel territorio occupato di Mayotte!

vendredi 6 mars 2009

Quand la presse en parle...

L'Hérault du Jour, quotidien paraissant à Montpellier, a publié le jeudi 5 mars l'article suivant, signé par Camille Vayssière.

Référendum. Le 29 mars, le projet de loi sur la départementalisation de Mayotte, au large de Madagascar, sera soumis aux habitants de l’île.
L’association Survie dénonce la précarité des insulaires

Ca sent le roussi sur celle que l’on surnomme « L’île aux parfums », Mayotte. Appartenant à l’archipel des Comores, qui comprend trois autres îles, la grande Comore, Anjouan, Mohéli, les Comores devaient former, suite au référendum de décembre 1974 avec 95 % de voix pour, un Etat indépendant. Coup de théâtre : la France procède au dépouillement île par île du référendum et ne reconnaît pas l’indépendance de Mayotte car celle-ci aurait voté à 65% en faveur de son rattachement à la France.
Mayotte est française depuis 1841 ( pour l’anecdote, un pirate malgache qui régnait sur l’île se met sous la protection de la flotte de Louis-Philippe et signe un traité d’annexion après avoir vidé une caisse d’absinthe), Mayotte restera donc française, un point c’est tout. Même si la question n’était pas là. Même si les vingt résolutions de l’ONU condamnent l’occupation illégale de Mayotte par la France depuis vingt ans. L’île qui est toujours à ce jour une Com (Collectivité territoriale d’Outre-mer), deviendra peut- être un Dom le 29 mars, prochain, ce qui renforcera l’ancrage définitif de Mayotte dans la France. Pourtant au regard de la communauté internationale et des résolutions de l’ONU qui reconnaît Mayotte comme étant comorienne, ce référendum est jugé illégal.
Comme en Guadeloupe
C’est aussi la position que prend Survie*, une association qui milite en faveur de relations assainies entre le Nord et le Sud. Maguy Mas, qui en est la présidente en Languedoc-Roussillon, informe d’une situation qui n’est pas sans rappeler celle de la Guadeloupe : « l’île est plongée dans une réelle précarité économique auxquels s’ajoutent de graves problèmes sociaux trop peu évoqués. Il n’y a pas de culture vivrière sur l’île car elle n’est pas soutenue, ce qui oblige à importer des denrées alimentaires de base. Sur 190 000 habitants, 16 000 personnes n’ont pas de papiers parce qu’ils ne peuvent pas prouver qu’ils sont nés ici. La plupart n’ont pas accès à la Couverture maladie universelle, un accouchement coûte 300 euros, ce qui correspond à la moitié du montant d’un SMIC net ! On a observé un centre pénitentiaire prévu pour 60 personnes en détenir 250, sans parler de leurs droits qui sont sans cesse bafoués. Deux présidents de l’Union des Comores ont été assassinés. Dans tous les domaines, la situation est ingérable, la France en est responsable en ayant crée une économie artificielle et une politique de l’assistanat. »
Ce qui inquiète également l’association, c’est ce que va devenir l’île après sa départementalisation : dans un endroit où moins de 20% de la population parle le français, (essentiellement des métropolitains), une annexion est-elle justifiée ? Il existe une culture locale qui va en partie disparaître. Pourtant les Mahorais ne se sentent pas français. Ils veulent juste de meilleures conditions de vie, ce que la France leur fait miroiter ; de son côté, la France rêve d’une base militaire marine, de la construction d’une piste gros-porteur, sans oublier la création de complexes touristiques. Un choix dont chacun espère qu’il pourra se faire dans le calme et la transparence.
*Association Survie, 210, rue St Martin, 75003 Paris.
http://survie .org. Contact :01 44 61 03 25.

Saïd Ali, doctorant en géographie politique et Maguy Mas, présidente de l’association pour la région Languedoc –Roussillon lors d’une réunion mardi soir
Photo Redouane ANFOUSSI

mardi 3 mars 2009

Comores: 2 référendums coup sur coup

Pour en savoir plus sur les Comores et le référendum à Mayotte, lire ici

Dernières infos : la Cour constitutionnelle des Comores a annulé lundi 3 mars le décret présidentiel portant référendum, le jugeant "illégal pour vice de procédure". Après avoir d'abord affirmé qu'il maintiendrait le référendum, le président Sambi a fait marche arrière et a accepté la décision de la Cour, ce qui a permis à la conférence inter-comorienne organisée sous l'égide de l'Union africaine de se tenir avec la participation de l'opposition, qui avait d'abord annoncé qu'elle la boycotterait.


La France organise le 29 mars prochain un référendum, totalement illégal du point de vue du droit international, au terme duquel l’île, annexée en 1975, au moment de la proclamation de l’indépendance de l’archipel, deviendra le 101ème département français et, par voie de conséquence, une RUP (région ultrapériphérique) de l’Union européenne. Survie lance une campagne de pétitions adressées aux responsables et aux élus de l’UE leur demandant d’intervenir auprès de Paris pour annuler ce référendum. On peut la signer en ligne ici http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=fr&ref_campagne=11.


Ce référendum en cache un autre, qui aura lieu le 22 mars aux Comores. Le président de l'Union en place jusqu’en 2010, l’Anjouanais Ahmed Abdallah Sambi, propose une révision constitutionnelle réduisant les pouvoirs des présidents des îles, qui deviendraient des gouverneurs, et allongeant d'un an le mandat du président de l’Union, actuellement de quatre ans. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le gouvernement comorien n’a pas brillé par sa pugnacité à revendiquer le retour de Mayotte dans l’Union des Comores. Ces modifications contribueraient à re-fédéraliser les Comores, ramenant la Contitution à un état plus proche de ce qu’elle était avant la crise séparatiste. Celle-ci, instrumentalisée, voire provoquée, par la France, s’est soldée par la transformation de la Fédération en Union des îles.
Par ailleurs, le moins qu’on puisse dire, c’est que le gouvernement comorien n’a pas brillé par sa pugnacité à revendiquer le retour de Mayotte dans l’Union des Comores, malgré les promesses électorales. Les déclarations récentes de Sambi et de son ministre des Affaires étrangères Jaffar, selon lesquelles le seul point à discuter avec la France était la question de la libre circulation entre les Comores et Mayotte – supprimée par le visa Balladur en 1995 -, et passant sous silence la revendication légitime de restitution de Mayotte aux Comores, laisse pantois. Les Comoriens semblent plus soucieux du référendum que Sambi laisse faire à Mayotte sans protester, que de celui auquel ils vont pouvoir participer.
FG/PC

PS : la première voix critique à droite qui s'élève (avec retenue, certes) contre le référendum à Mayotte est celle d'Édouard Balladur. L'ancien Premier ministre va remettre à Nicolas Sarkozy le fruit des réflexions du Comité sur les collectivités territoriales qu'il préside. Interviewé par Le Figaro, Balladur répond ceci à la question :"Une réponse institutionnelle peut-elle être apportée à la crise aux Antilles ? ":
"Nicolas Sarkozy a proposé des États généraux de l'outre-mer. Il est probable qu'à cette occasion la question de l'avenir du statut des départements et des régions d'outre-mer sera posée. C'est une grande question qui nous invite à réfléchir aux institutions de l'outre-mer français, dans le respect, bien entendu, du principe d'égalité. En attendant que se tiennent ces États généraux, peut-être serait-il préférable que toute décision modifiant le statut actuel dans telle ou telle Région de l'outre-mer soit suspendue. Je pense au statut de Mayotte, dont la modification pourrait peut-être être reportée (Une consultation populaire est prévue le 29 mars à Mayotte, NDLR), chacun pourrait le comprendre, jusqu'à ce qu'on y voie plus clair sur l'ensemble des institutions d'outre-mer, mais je sais que cela pose le problème du respect du calendrier déjà fixé. Le comité ne s'est pas prononcé sur ces questions et s'est borné à proposer qu'une Assemblée unique se substitue aux conseils régionaux et aux conseils généraux qui régissent le même territoire."
Articles à lire pour mieux comprendre la situation

mardi 24 février 2009

Un aller simple pour Maoré: un film à voir ! Une occasion unique de s'informer et de débattre sur Mayotte

MONTPELLIER 25 février - CARCASSONNE 26 février - PERPIGNAN 26 mars.

Un film d'Agnès Fouilleux

Tout savoir sur le film

Extrait du film


CE FILM EST SOUTENU AU NIVEAU NATIONAL PAR : SURVIE & RÉSEAU ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES (RESF)
PARTENAIRE : L’HUMANITÉ

CALENDRIER DES PROJECTIONS

BORDEAUX Utopia - 05 56 52 00 03 - www.cinemas-utopia.org/bordeaux
Soirée unique débat en présence de la réalisatrice le 24 février.
MONTPELLIER Diagonal - 04 67 58 58 10 -
www.cinediagonal.com du 18 au 24 février. En plus : une soirée débat en présence de la réalisatrice le 25 février à 20 h.
CARCASSONNE - Cap cinéma Le Colisée - 09 75 75 54 01 -
http://www.cap-cine.fr/carcassonne/. Soirée unique débat en présence de la réalisatrice, avec Survie et RESF le jeudi 26 février à 20 h 30.
AVIGNON Utopia - 04 90 82 65 36 -
www.cinemas-utopia.org/avignon/ du 18 au 24 février.
en plus : une soirée débat en présence de la réalisatrice, avec Survie le 27 février.
NANTES - Le Concorde - 02 40 46 25 29 -
www.leconcorde.fr/
Soirée débat en présence de la réalisatrice et de Survie le 6 mars à 20h30.
SAINT RENAN - Le Bretagne
en plus débat en présence de la réalisatrice et de Survie le 8 mars à 20h30.
LANNION - Salle communale
Séance unique débat en présence de la réalisatrice et de Survie le 10 mars à 20h30.
CANNES - Studio 13 - du 18 au 24 mars.
VALENCE - Le Navire - 04 75 40 79 20 -
www.lenavire.fr du 25 au 31 mars.
en plus débat en présence de la réalisatrice et de Survie le 25 mars.
PERPIGNAN - Le Castillet du 25 au 31 mars.
en plus débat en présence de la réalisatrice et de Survie et CIMADE le 26 mars.
CASTRES - Le Lido du 25 au 31 mars.
en plus débat en présence de la réalisatrice et de Survie le 27 mars.
ANNECY - La Turbine - 04 50 46 18 34 -
www.laturbine-crangevrier.com/ du 1er au 6 avril,
en plus débat en présence de la réalisatrice le 2 avril à 20h30.
GRENOBLE - Mon Ciné - 04 76 44 60 11 - du 22 au 28 avril
en plus débat en présence de la réalisatrice le 22 avril.

lundi 23 février 2009

Mayotte, département français... illégal

Le référendum organisé par le gouvernement français à Mayotte le 29 mars prochain fera de cette île de l'Océan Indien le 101ème département français. Un département illégal. Survie lance une campagne contre ce référendum. Lisez ci-dessous.
Non au référendum illégal à Mayotte, territoire occupé !
Pétition adressée à Mmes et MM. Javier Solanas, Benita Ferrero-Waldner, Danuta Hübner, Louis Michel et aux membres du Parlement européen
La France entend organiser le 29 mars 2009 à Maoré (Mayotte) un référendum sur la départementalisation de cette collectivité d'outre-mer, suite à quoi la France envisage de la faire accéder au statut de Région Ultra Périphérique (RUP) de l'Union Européenne. Au sommet d'Addis Abeba de janvier 2009, les 53 pays de l'Union africaine ont été unanimes pour condamner une nouvelle fois ce référendum, ainsi que l'inscription de Mayotte dans la constitution française.A part la France, les pays de l'UE ont voté presque toutes les vingt résolutions de l'ONU reconnaissant Mayotte comme comorienne, et condamnant fermement la France depuis 1975.
Nous demandons aux instances de l'Union européenne, aux gouvernements et aux élus des pays membres d'exiger du gouvernement français qu'il respecte la législation internationale et les résolutions des Nations unies en :
- annulant le référendum illégal du 29 mars,
- abrogeant le visa Balladur de 1995,
- et en ouvrant de véritables négociations sous l’arbitrage d'instances internationales pour la restitution de Maoré à l’Union des Comores.
Pétition initiée par l’association
Survie
Signer la pétition en ligne ici

Départementalisation de Mayotte : un troisième référendum nul et non avenu
Communiqué de Survie

Le 29 mars 2009, le projet de loi sur la départementalisation de l’île de Maoré (Mayotte) sera soumis à référendum auprès des Mahorais-es. Ce statut de Département d’Outre-mer (DOM) renforcerait, à partir de 2011, « l’ancrage définitif » dans la France de Mayotte, qui deviendrait ainsi une « Région ultrapériphérique » de l’Union européenne. Un « ancrage » et un projet de référendum pourtant illégaux pour la communauté internationale au regard des vingt résolutions de l’ONU reconnaissant Mayotte comme comorienne, et condamnant fermement la France depuis 1975.

La fausse promesse des aides de l’UE
Outre les revenus minimes accordés par la France, le gouvernement fait croire aux Mahorais(es) que la départementalisation donnerait à Mayotte le même statut européen qu’aux actuels DOM. Comme l’explique le député Jean-Christophe Lagarde : « la départementalisation, si elle est, en tant que telle, sans effets sur le statut de Mayotte vis-à-vis de l'Union européenne [UE], appellera une nouvelle batterie de réformes, notamment fiscales, tendant à faire accéder ce territoire, au sein de l'Europe, au statut de Région ultrapériphérique [RUP] et, par là-même, aux financements communautaires. » (AN, séance du 11 février 2009.) C’est demander aux chancelleries des pays de l’UE de reconnaître Mayotte comme RUP rattachée à la France, alors que leurs États ont voté presque toutes les résolutions de l’ONU contre ce rattachement.

L’île de la cruauté
En tout état de cause, la départementalisation renforcerait de fait, via l’annexion pure et simple de Mayotte par la France, une situation humaine des plus dramatiques : de nombreuses familles séparées par la « frontière française » autour de Mayotte, les traversées clandestines sur de frêles embarcations au prix de nombreuses noyades (des milliers de morts depuis l’introduction du visa Balladur-Pasqua en janvier 1995). L’expulsion ensuite : en 2008, il y en a eu 13 000 depuis Mayotte, à comparer aux 29 000 depuis la métropole. Les conditions de vie des Comoriens traqués à Mayotte sont indignes d’une République, et aggravées par une campagne lancée en 2005 par le gouvernement sur le thème du « droit du sang ».[1]

La France ignore la légalité internationale
Rappelons que l’archipel des Comores (la Grande Comore, Anjouan, Mohéli, Mayotte) devait former en 1975 un État indépendant. Tournant le dos au droit onusien, qui impose le respect des frontières issues de la colonisation, la France conservera Mayotte dans son giron en procédant au décompte des suffrages du référendum île par île[2]. Mayotte sera donc rattachée à l’Hexagone par un statut mouvant, en toute illégalité. Au sommet d’Addis Abeba de janvier 2009, les 53 pays de l'Union africaine ont été unanimes pour condamner une nouvelle fois, ce référendum, ainsi que l’inscription de Mayotte dans la constitution française.
Parallèlement, la partie indépendante de l’Archipel a été déstructurée politiquement par une série de coups d’État organisés par des mercenaires français (Mayotte leur servant souvent de relais), ce qui explique l’extrême faiblesse économique de ce pays. C’est une stratégie jouée par la France pour conserver Mayotte : maintenir à Mayotte un niveau de vie supérieur à celui du reste de l’archipel des Comores, afin que les Mahorais préfèrent l’administration par la France à l’achèvement de la décolonisation. Mais en affaiblissant politiquement les Comores, (plus de 20 coups d'État ou coup tordus en 33 ans), en contrôlant le mieux possible leur régime par le biais des services secrets et des mercenaires (Bob Denard[3] et compagnie), en soutenant le séparatisme à Anjouan depuis 1997 (protection du colonel Mohamed Bacar[4]), la France espère aussi anéantir la revendication de la restitution de Mayotte.

Un retour à la légalité internationale est encore possible
Les responsabilités de la France sont donc accablantes. Paris doit cesser d’occuper illégalement les Comores, et d’empêcher les Comoriens de se saisir de leur histoire. La France doit se conformer à la légalité internationale. Nous demandons donc aux instances internationales (Union européenne et ONU) de faire pression sur le gouvernement de Paris pour qu’il :
- annule le référendum du 29 mars,
- abroge le visa Balladur de 1995,
- ouvre de véritables négociations sous l’arbitrage d'instances internationales pour la restitution de Maoré à l’Union des Comores.
Notes
[1] Cf. Billets d’Afrique et d’ailleurs, n°143 et n°170
[2] Cf. Pierre Caminade, Dossier Noir n°19 - Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale, Agone 2004.
[3] Cf. Billets d’Afrique et d’ailleurs, n°149, dossier spécial,
[4] Cf. Billets d’Afrique et d’ailleurs n°168

dimanche 22 février 2009

Un poster pour comprendre les Comores

Ce poster a été présenté au Festival international de Géographie 2008 de Saint-Dié-des-Vosges, dont le thème était : "Entre guerres et conflits : la planète sous tension". Présenté par le Master Systèmes d'Information et Informations Géographiques pour la Gestion et la Gouvernance des Territoires de l'Université Montpellier III, ce poster éclaire les différents aspects de la situation de l'archipel en appuyant sur le contexte géohistorique. La présentation du poster est particulièrement démonstrative, puisqu'elle permet d'appréhender à la fois le contexte historique (indépendance, revendications sécessionnistes, cas particulier de Mayotte), les atouts et contraintes de chacune des 4 îles, les enjeux géostratégiques de l'archipel à la fois en termes d'unité, de politique, de migrations, de piraterie maritime... L'originalité du poster vient également de l'analyse des "solutions", pensées sous l'éclairage d'un développement durable, comme voie de la stabilisation (économique, sociale, migratoire...) et de la sécurisation (politique, alimentaire, sanitaire, anti-piraterie, anti-corruption...)

cliquer sur l'image pour l'agrandir




samedi 21 février 2009

Parlons donc un peu de...Maoré (Mayotte)

· Les Comores, un archipel dans le Canal du Mozambique, entre Madagascar et l’Afrique de l’Est

· 4 îles : Ngazidja (« La Grande Comore »), Mohéli, Anjouan et Maoré (« Mayotte »)

· 700 000 habitants, dont 185 000 à Mayotte (dont 60 000 Comoriens « sans papiers »

Maoré devient française en 1841 : Andriantsouli, le pirate malgache qui règne sur l’île, se « met sous la protection » de la flotte de Sa Majesté Louis-Philippe, et signe un traité d’annexion après avoir vidé une caisse d’absinthe. La France généreuse proclame qu’elle veut mettre fin au règne des « sultans batailleurs » sur l’Archipel.

L’objectif de fait est de garder un pied dans l’Océan Indien, après la perte de l’Île Bourbon (« La Réunion »), occupée par l’Angleterre.

Traité d’annexion du 25 avril 1841

Article 1 – Le Sultan Andriansouli cède à la France, en toute propriété, l’île de Mayotte qu’il possède par droits de conquête et par convention et sur laquelle il règne depuis treize ans.

Art. 2 – En retour de la présente cession le Gouvernement français fera au Sultan une rente annuelle et viagère de mille piastres.
Les 3 autres îles sont occupées 40 ans plus tard par la France, qui établit un Protectorat. Les colons ne parviendront jamais à développer une économie de plantation réellement profitable : la canne à sucre, la citronnelle, la vanille, l’ylang ylang (plante à parfum) seront des échecs successifs.

La période 1880 -1889 est marquée par des guerres intestines, attisées par les « puissances », entre les 3 grands matriclans royaux de l’île, les Fwa’mbaïa (soutenus par Zanzibar et Londres), les Matswa-Piroussa (soutenus par Madagascar et Paris) et les Mdo’mbozi (soutenus par Dar-es-Salam et Berlin). La colonisation française s’impose finalement, non sans des soubresauts, notamment en 1915…

« Mayotte est, avant tout, une station maritime de premier ordre. En outre, par sa situation géographique, [...] à mi-chemin de l'Afrique et de Madagascar, Mayotte commande toutes ces régions. Ce sont ces raisons qui ont déterminé la France à s'y établir en 1841 »
Faymoreau, délégué au Conseil supérieur des colonies, 1899


Dates-clé

1886 la Grande Comore, Mohéli et Anjouan deviennent protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte qui garde un statut de colonie.

1908 l'ensemble des Comores est intégré sous l'autorité du gouvernement général de Madagascar et dépendances.
1946 les Comores sont séparées de Madagascar et deviennent
territoire d'outre-mer.
1958 les Comores refusent tant l'indépendance que la départementalisation
1961 statut d'autonomie interne
1966 La capitale
Dzaoudzi (Mayotte) est transférée à Moroni. Les prostituées de Dzaoudzi, voyant leur gagne-pain (les fonctionnaires) disparaître, créent le Mouvement populaire mahorais (lié à l’UDF sous Giscard et à l’UMP aujourd’hui).
1974 Référendum : 95% des électeurs comoriens votent pour l’indépendance, mais Paris décide de compter les résultats île par île. Mayotte ayant voté à 65% pour rester française, Paris décide qu’elle restera française.
1975 Les Comores proclament leur indépendance. En 33 ans, l’archipel vivra 20 coups d’État et coups tordus, 2 assassinats de présidents (Ali Soilihi 1978, Ahmed Abdallah 1989), une déportation de président (Said Mohamed Djohar), avec la participation active de mercenaires français mandatés par les gouvernements de Paris (Bob Denard & Co)
1976 Paris organise un référendum illégal pour « confirmer » l’appartenance de Mayotte à la France.
En 20 ans, 20 résolutions de l’ONU condamnent l’occupation illégale de Mayotte par la France. Laquelle poursuit imperturbablement son occupation.
29 mars 2009
3ème référendum. Mayotte risque donc de devenir le 101ème département français. En toute illégalité. Et l’Union européenne se tait.


APPEL À UNE MANIFESTATION UNITAIRE
LE 21 FÉVRIER 2009 À PARIS

TOUS ENSEMBLE EN SOLIDARITE AVEC TOUS LES PEUPLES A DECOLONISER
RASSEMBLEMENT PLACE JOFFRE (Champs de Mars)

Le peuple français doit connaître les pratiques et le vrai visage du colonialisme français qui impose, par la force, la partition des Comores alors que l’Europe veut s’unir pour faire face aux enjeux du 21ème siècle.
Le gouvernement de Sarkozy, dans la logique coloniale érigée en loi, veut ancrer, encore plus, l’île comorienne de Mayotte dans la France, en organisant en mars 2009 «
un référendum sur la départementalisation de Mayotte ».
Pourtant Mayotte est comorienne, en vertu des résolutions des Nations Unies, notamment la résolution 3385 (XXX) du 12 novembre 1975, qui réaffirme «la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, composées des îles d’Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli », comme le souligne la résolution 3291 (XXIX) du 13 décembre 1974 et d’autres résolutions de l’Assemblée générale.
Force est de constater que cette occupation illégale a conduit à son cortège de morts, de maltraitance et d’humiliations. En effet, depuis qu’en 1995, le gouvernement français a instauré un visa d’entrée à Mayotte pour entraver la libre circulation des Comoriens des autres îles. Les Comoriens qui veulent se rendre à Mayotte, à défaut de ce visa qui leur est impossible à obtenir, sont pourchassés et « noyés », ce qui s’est soldé par plus de 6000 morts dans le bras de mer séparant les îles d’Anjouan et de Mayotte (appelé le « plus grand cimetière marin »). Ceux qui ont survécu sont pourchassés et maltraités par la Police des frontières (PAF) : ils sont considérés comme des «clandestins» [chez eux] et représentent plus du tiers de la population vivant sur l’île de Mayotte !
Loi du plus fort contre le plus faible, au mépris du Droit International. Politique du chiffre et désastre humanitaire.
Depuis 33 ans, la France colonialiste développe dans l’île comorienne de Mayotte, une économie artificielle et une politique de l’assistanat ; la presse et les observateurs font état, jour après jour, du non respect flagrant du droit humain dans cette région (on a pu parler de «zone de non droit»).
Depuis 33 ans, La France colonialiste sème la terreur dans les 4 îles. Elle inflige à la partie indépendante des Comores, une déstabilisation chronique par une série de coups d’états organisés par des mercenaires français (conduits par le tristement célèbre Bob Denard).
En le cachant à son peuple, au nom de ses intérêts géopolitiques, ses intérêts supérieurs, elle continue de mettre en oeuvre une politique coloniale.
Il s’agit d’un programme délibéré de partition, de « séparation » des Peuples d’un même pays, d’une même zone géographique, au nom de « sa place dans le monde ».
La France maintient sa présence, non seulement dans l’océan Indien, mais aussi dans l’Océan Pacifique contre les Peuples Kanak, Wallisiens, Futuniens, Polynésiens ; dans l’Océan Atlantique contre les peuples Antillais et Guyanais. C’est ce qu’elle appelle, avec fierté, sa «France des 3 océans » !
Tous nos peuples doivent s’unir pour arrêter le processus de «mayottisation» froidement mis en œuvre depuis quelques décennies aux Comores; ce processus est destiné à être appliqué, par la suite, aux autres pays de l’empire colonial français.
Tous ensemble, disons NON au colonialisme, à l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte, au référendum sur la départementalisation !
Nous appelons tous les anticolonialistes à venir manifester leur solidarité envers les peuples opprimés du 21ème siècle. Pour en finir avec ces pratiques colonialistes d’un autre âge !

Organisations signataires de la semaine anticoloniale
ADAUPO, ACAT, ACCA, AFASPA, Afrique 21, AIPDRDA, AME, ARDHD, ATTAC AFRIQUE, amicale panafricaine, CAAC-COMORES, CADTM-France, Canalmoza, CCFD, CEDETIM, CIFDDH, Cimade, C.O.D.E, COFANZO, CNR-MUN, CNT, CTR TOGO, Comores-TV, Diascom, Droits devant, Douniaweb,FCD, FNEB, FFA, AIDSPK, gennevilliers pourtous, Greenpeace, IPAM, Les Amis de la Terre, MBDHP, Mouvement de la paix, Mouvement des Indigènes de la République, MRAP, Oxfam-France/Agir ici, Survie, ocomores.com, PCF, PCOF, PIT, Peuples Solidaires, plateforme panafricaine, Radio FPP, REBENUU, Réseau Féministe "Ruptures", Réseau "Sortir du nucléaire", SCPT, UPC-France...

Merci de signer la pétition «contre l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte» sur les sites ci-dessous
: http://www.sos-comores.org ; http://www.anticolonial.org


Débat à l’ Assemblée nationale, séance du 11 février 2009 (extrait)

M. Jean-Paul Lecoq (Gauche démocrate et républicaine, Seine-Maritime)
Ce visa, dit « visa Balladur », imposé par Charles Pasqua en 1994, a mis fin à la liberté de circulation entre les différentes îles ; j’avoue que cette situation n’est pas sans rappeler celle des Allemands séparés par le mur de Berlin. L’obtention de ce visa étant quasiment impossible, les Comoriens des autres îles sont très nombreux à tenter la traversée sans visa, parfois sur des embarcations de fortune. Cette situation est à l’origine de plus de 4 500 morts dans le bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte.
Ceux qui arrivent vivants sont immédiatement expulsés, ce qui a permis à notre ancien ministre de l’intérieur, M. Sarkozy, de dépasser son objectif de 12 000 expulsions en 2006. En effet, les autorités françaises effectuent à Mayotte en moyenne 50 expulsions par jour sur une population de 200 000 habitants, ce qui, rapporté à l’échelle de la France, représente l’équivalent de 4 millions d’expulsions en une année !
Des rafles gigantesques sont régulièrement organisées pour expulser ces indésirables, dans des conditions de violence inouïe. Selon l’association Survie, les maisons de ces « clandestins » sont régulièrement incendiées avec la bénédiction des maires, du préfet et sous la protection de la gendarmerie. Les victimes sont entassées dans des centres de rétention en attendant leur déportation vers les autres îles.
M. Philippe Gosselin (UMP Manche). Quel sens de la mesure !
M. Didier Quentin (UMP, Charente-Maritime). Le pire est toujours vrai, avec vous !
M. Jean-Paul Lecoq. Je voudrais aujourd’hui prévenir que Mayotte étant, au regard du droit international, un territoire des Comores illégalement occupé par une puissance étrangère, la France se rend coupable de « déplacements forcés de populations », qui constituent un crime contre l’humanité passible de la Cour pénale internationale.
M. Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre, Seine-Saint-Denis). Aïe aïe aïe !


Pour lire l'intégralité du débat à l'Assemblée nationale sur Mayotte, cliquer ici