survielero

survielero
Blog régional de l'association Survie (Aude, Gard, Hérault,Lozère,Pyrénées-orientales)

dimanche 28 février 2016

Tchad : répression mortelle de manifestations, la France doit sortir de son silence

Depuis le début de l’année 2016, de nombreuses manifestations ont été réprimées par les forces de défense et de sécurité tchadiennes avec un usage excessif et disproportionné de la force et ce dans le silence le plus assourdissant de la communauté internationale, et notamment celui de la France, partenaire privilégié du Tchad. Selon l’ACAT et Survie, la France doit sortir de son silence et condamner la répression en cours.
Ces derniers jours, le comportement des forces de défense et de sécurité tchadiennes a particulièrement été violent dans la gestion des manifestations qui ont eu lieu à N’Djamena, Moundou, Massaguet, Faya-Largeau, où de nombreux jeunes sont descendus dans les rues pour demander justice dans l’affaire « Zouhoura » [1] et la fin de l’impunité dont bénéficient les proches de dignitaires.
http://www.benintimes.info/sites/default/files/styles/image_details_article/public/Manif-pour-Zouhoura-2-556x374.jpg?itok=yMEUhk2E
Les 15 février et le 22 février, les forces de l’ordre ont tué par balles deux jeunes hommes et blessé cinq autres, à N’Djamena et Faya-Largeau.

mardi 19 janvier 2016

Mobilsations contre l'état d'urgence : le point

Stop à l'état d'urgenceMANIFESTATIONS

- La date du samedi 30 janvier a été retenue comme date unitaire des différents collectifs. Pour faciliter les rassemblements, il a été proposé de se rassembler partout en France ce jour-là sur les places de la République de chaque ville.

- Le mercredi 3 février, premier jour des débats à l'Assemblée sera également un jour de mobilisation avec un rassemblement appelé devant l'Assemblée Nationale à Paris

Interpellation des député-e-s
- un site permet d'interpeller 'vos' député-e-s directement en quelques clics. Il suffit de saisir votre code postal et vous avez la liste des député-e-s de votre circonscription en précisant leur avis a priori (donc soit pour les encourager soit pour les engueuler) - cliquer ici
L'interpellation est malheureusement restreinte au vote concernant la déchéance de nationalité mais dans le corps du mail il est tout à fait possible de développer.



Ce collectif a lancé une pétition contre l'état d'urgence et le changement de la constitution, signée déjà par plus de 30 000 personnes - http://www.nousnecederonspas.org/

Un appel "des 333" également contre l'état d'urgence en demandant sa levée immédiate -  Ce dernier texte explique de façon assez synthétique que "Sous couvert de combattre «le terrorisme», l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.
Lire État d’urgence colonial dans Billets d'Afrique


Association Survie
Tél : 01 44 61 03 25
http://survie.org

Manuel Valls et la Françafrique : "Il n'y a aucune honte à le dire"

On n'est pas couché, France2, 16 janvier 2016
Sans commentaire

Tout n’est pas blanc et noir, en Afrique comme ailleurs , de Daniel Dupuis
Note de lecture

par Philippe Cazal, 3/1/2016
Pour des hommes « qui ne sont pas rentrés dans l’histoire », les Africains d’aujourd’hui sont bien créatifs, combatifs et solidaires. C’est ce que montre le livre de Daniel Dupuis qui a recueilli de nombreux témoignages d’hommes et de femmes à l’action dans divers pays d’Afrique de l’Ouest. L’auteur met en balance cette réalité avec le discours raciste qui, de Voltaire à Sarkozy, justifie la colonisation.

Tout n'est pas blanc et noir face 2

Daniel Dupuis nous invite, à travers ces pages, à un va-et-vient entre d’un côté le discours de grands écrivains et hommes politiques français, du XVIIIe siècle à nos jours – un discours qui célèbre uniformément la supériorité de la race blanche -, et de l’autre côté la rencontre d’Africains d’aujourd’hui, qui construisent pierre à pierre leurs sociétés et leur avenir.

L’imaginaire raciste vient de loin, explique Daniel Dupuis, qui cite souvent les travaux de Survie et en particulier l’ouvrage d’Odile Tobner « Du racisme français » (Ed. Les Arènes, 2007). Les « nègres », dit Voltaire, sont prodigieusement moins intelligents que les blancs. Pour Montesquieu, ils sont « naturellement paresseux » et pour Hegel ils représentent « l’homme naturel dans toute sa barbarie », sans « moralité » ni « sentiment ».

Cet imaginaire n’est pas neutre, il contribue à justifier la conquête coloniale, comme le fait Victor Hugo en 1879 : « L’Afrique n’a pas d’histoire ; une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. » Aussi l’Europe est-elle selon lui légitime à faire de l’Afrique « un monde » : « Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? A personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes. Dieu donne l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. »

lundi 2 novembre 2015

Montpellier, 18 novembre 2015, 20 h 30
Extractivisme et crise climatique : les cas argentin et algérien, un diapo-débat

 
Maison des Tiers Mondes, Espace Martin Luther King, 27 boulevard Louis Blanc Montpellier
04 67 02 13 42 - mtmsi@wanadoo.fr - http://mtmsi.fr
Dans le cadre de la 26° Quinzaine des Tiers Mondes
(14-28 novembre)
dont le thème est
Changement Climatique et Solidarité Internationale

Survie Languedoc-Roussillon
et
Montpellier Décroissance
vous proposent

une soirée-débat sur
Extractivisme et crise climatique : les cas argentin et algérien
avec un diaporama présenté par
Vincent Espagne, du Frack Free Europe Network
le mercredi 18 novembre à 20 h 30
à l'Espace Martin Luther King
27 Bd Louis Blanc, Montpellier
(arrêts de tram : Corum ou Louis Blanc)
L’extractivisme recouvre toutes les activités industrielles d’exploitation des ressources naturelles : hydrocarbures, conventionnels ou non conventionnels, minerais, eau, forêts. Ces activités de plus en plus dévastatrices, non seulement procèdent à l’accaparement des terres, mais constituent le facteur le plus aggravant du réchauffement climatique. Pour satisfaire les besoins croissants des pays riches, en énergie, en nouvelles technologies, en alimentation de plus en plus standardisées, en moyens de transport de plus en plus rapides, les industriels du gaz et du pétrole forent de plus en plus profond, de plus en plus loin dans la roche mère. On rase des surfaces de plus en plus grandes des forêts primaires, on pompe dans les nappes phréatiques les plus fragiles…
Après les USA, l’Argentine et l’Algérie sont particulièrement impactées par l’extraction des  hydrocarbures extrêmes. Dans le même temps, investisseurs et gouvernements soutiennent des solutions « vertes » : des mégaprojets industriels tout autant dévastateurs, sinon plus. Pillage des ressources naturelles, impacts irréversibles sur les écosystèmes, spéculation sur la matière grise, aggravation du changement climatique : c’est le système qu’il faut changer !

http://www.survie.org   http://www.objecteursdecroissance-lr.fr
À lire
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_11828.jpg

vendredi 2 octobre 2015

Montpellier, 8 octobre: Capitaine Thomas Sankara au Cinéma Diagonal


Ne ratez pas la sortie du film documentaire "Capitaine Thomas Sankara", de Christophe Cupelin, le jeudi 8 octobre à 19 h 50 au cinéma Diagonal (Montpellier), en présence de Mariam Sankara.
La soirée est animée par le Comité Sankara avec le soutien de la MTMSI, de Survie LR et des associations Maïa, Bola et Sara.
Pour lire le dossier de presse, cliquer sur l'image
https://drive.google.com/file/d/0BxkXQ8NaSjIQSWlvdEtlVEIyUms/view?usp=sharing

jeudi 1 octobre 2015

Guinée : scrutin à risque

par Thomas Noirot, Billets d'Afrique, octobre 2015
Alliances improbables, violence, impunité, nouvelles lois répressives : cocktail dangereux pour un premier tour le 11 octobre.
En Guinée, après la mort du dictateur Lansana Conté en 2008 et deux années de transition
militaire marquée par le « massacre du 28 septembre » et la tentative d’assassinat du chef de la junte Moussa Dadis Camara quelques mois plus tard, une élection qualifiée de transparente avait porté l’opposant historique Alpha Condé au pouvoir.
Élu sur la base de promesses ethniques et d’alliances à tout va, ce cadre de l’Internationale socialiste et vieil ami de Bernard Kouchner a perdu les pédales sitôt assis dans son fauteuil présidentiel : son mandat, ponctué de violences voire d’assassinats à l’encontre de l’opposition, présente un bien piètre bilan démocratique.
Si des élections législatives, maintes fois reportées, avaient finalement été organisées en 2013, les élections locales qui auraient dû être organisées dès 2010 n’ont pas eu lieu, les collectivités locales étant dirigées par des délégations spéciales nommées par l’exécutif. Alors que l’affairisme minier bat son plein dans ce pays au sous-sol richissime, l’économie est exsangue, un paradoxe que le pouvoir tente de justifier par l’épidémie d’Ebola. 
Les 8 candidats. Voir leurs biographies ici

Centrafrique : Si tu veux la paix, prépare des élections

par Yanis Thomas, Billets d'Afirque, Octobre 2015
Alors qu’on ne voit toujours pas l’issue de la crise, la France mise naïvement sur l’élection présidentielle, prévue le 18 octobre.
Tout arrive ! Après bien des reports, l’Autorité nationale des élections (ANE) centrafricaine a arrêté une date pour la tenue des élections législatives et présidentielle. Celles-ci doivent mettre fin à la période de transition ouverte par Michel Djotodia, le chef de la rébellion qui avait pris le pouvoir fin mars 2013. Pour l’instant, le scrutin est annoncé pour le 18 octobre, avec un deuxième tour le 22 novembre.
Mais le chemin reste pavé d’embûches. Il faudra d’abord qu’une nouvelle Constitution soit validée par un referendum, qui doit se tenir le 4 octobre. Par ailleurs, les autorités centrafricaines font face à de lourdes difficultés financières pour organiser ces scrutins. 


Proposition Const RCA Mars 2015
Proposition de Constitution de la République Centrafricaine (2015) Le référendum en République Centrafricaine

AIDE AU DÉVELOPPEMENT : Au Nord comme au Sud, rien de nouveau

par Pauline T., Billets d'Afrique, octobre 2015
La conférence mondiale sur le financement du développement et l’anniversaire de la première loi française sur le développement sont l’occasion de faire le point sur l’aide au développement.
La conférence d’Addis Abeba sur le financement du développement aura lieu un an après l’adoption, en France, de la première Loi d’orientation et de programmation de la politique de développement et de solidarité internationale, sous l’égide de Pascal Canfin, alors ministre délégué chargé du Développement (voir encadré). Mais que faut­-il attendre de l’aide publique au développement (APD) ?
Vous avez dit aide ?
En 2012, les dépenses comptabilisées en APD française atteignaient 9,4 milliards d’euros selon les chiffres du « Rapport bisannuel sur la stratégie française d’aide au développement au Parlement ». La majorité (66%) était de l’aide bilatérale (relevant d’un lien direct avec chaque pays supposément bénéficiaire), les 34% restant passant par des canaux multilatéraux, c’est-à-dire par les institutions internationales du développement. Plus du tiers de l’aide multilatérale est destinée au Fonds Européen de Développement, à la Banque Mondiale et au FMI, institutions spécialisées dans les politiques néolibérales dont on connaît les effets désastreux sur les pays en développement (PED).
Les pays du continent africain restent officiellement les destinataires prioritaires de l’APD bilatérale française : 52,5% de son montant leur a été attribué en 2012, 38,5% rien que pour l’Afrique subsaharienne, considérée dans le rapport annexé à la loi de 2014 comme « la dernière région du monde où la question du sous­-développement se pose à l’échelle du continent ». Qu’en est-­il réellement de cet « effort » financier ?
La majeure partie de l’APD bilatérale à destination de l’Afrique subsaharienne (43%) ne correspond à aucun flux financier entrant en Afrique : ce sont des « actions sur la dette ». L’Afrique bénéficie ainsi de plus de 90% des actions sur la dette réalisées par la France, notamment via les C2D (Contrats de désendettement et de développement). Il s’agit du refinancement par dons d’échéances remboursées : le remboursement reste dû, mais les montants sont ensuite réaffectés à des projets dont les entreprises françaises implantées dans les pays concernés ne manquent pas de capter les marchés (Cf. Billets n°203, juin 2011). Alors que cette dette a souvent été contractée par des gouvernements illégitimes et corrompus, et que son remboursement ne devrait donc pas être exigé, la France a inventé ce mécanisme au moment où d’autres pays bailleurs accordaient des remises de dette. Elle se permet même de comptabiliser en APD les montants de cette pseudo-­annulation... pour les recomptabiliser lors du refinancement par dons. A tous les coups on gagne !
Lire la suite
http://www.slateafrique.com/sites/default/files/imagecache/article_v2/2012-09-27_1228/beneficiaireslow2.jpg